MLVF-Psychothérapie couv

Il y a quelques semaines est paru en format de poche, la 3ème édition de « Psychothérapie, l’expérience du praticien », recueil d’articles de Marie-Louise von Franz , chez Dervy ed.

Voici la liste des chapitres : La réalisation du Soi dans la thérapie individuelle selon C.G. Jung ; La fonction inférieure ; L’imagination active dans la psychologie de C.G. Jung ; Notes à propos de l’imagination active ; La dimension religieuse de l’analyse ; Attitude religieuse ou magique face à l’inconscient ; Quelques aspects du transfert : À propos de la projection ; Profession et vocation ; La psychologie de groupe ; La drogue dans l’opinion de C.G. Jung ; Les fondements religieux du problème de l’enfant éternel ou Puer Aeternus.

Comme toujours, le ton de M.-L. von Franz est simple et direct. Les exemples pratiques abondent, souvent au travers de souvenirs de cas précis. M.-L. von Franz a, entre autres, l’art de rendre limpides des pensées de C.G. Jung qui sans son éclairage demandent un effort de réflexion.

Je me permets toutefois un mot de ressenti critique. Systématiquement, au lieu d’évoquer simplement une dimension spirituelle, il est question de « Dieu » et même du « Christ » dont il est soutenu que l’humanité n’a pas fait le tour de ce qu’il représente. On trouve ainsi des expressions telles que « c’est la main de Dieu » ou « Dieu merci » et un incroyable « En réalité dans le « Notre Père » nous ne prions pas pour… » (chapitre 1). C’est bien entendu moi qui souligne ce « nous ». Ainsi sont exclues non seulement les autres religions que la chrétienne, mais aussi les agnostiques, tous ceux qui peuvent éprouver un sentiment spirituel sans pour autant avoir la moindre nécessité d’appartenir à une religion, de se référer à un dogme ou de privilégier un symbole particulier tel le Christ. Mais sont-ce réellement là les propos et l’attitude de Marie-Louise von Franz ou bien s’agit-il de ceux des traducteurs : Jacqueline Steib-Blumer, Georges Hude et Etienne Perrot (lequel fut séminariste) ?